Cet article analyse les effets sociaux et symboliques du relogement dans le cadre de la résorption des bidonvilles au Maroc, à partir du transfert résidentiel de Sehb El Caid vers le quartier Saïd Hajji à Salé. En mobilisant les apports du droit à la ville, de la production de l’espace et de la critique de la vie quotidienne, l’analyse montre que le relogement constitue une amélioration résidentielle réelle, mais traversée de compromis : si les ménages gagnent en sécurité bâtie et en salubrité, ils peuvent simultanément perdre en centralité fonctionnelle, en ressources de proximité et en reconnaissance territoriale. L’article examine successivement les représentations des habitants relogés, les perceptions des habitants du quartier d’accueil, les mécanismes de stigmatisation territoriale et les conditions d’une intégration urbaine durable. Il conclut que la résorption du bidonville ne vaut pas automatiquement sortie de la marginalité et que l’intégration effective dépend moins du seul logement que de l’articulation entre habitat, mobilité, voisinage, services et reconnaissance sociale du quartier.
ملخص البحث
Relogement, Perceptions CroiséesEt Recomposition Des Marginalités Socio-Spatiales : Le Cas Du Transfert De Sehb El Caid Vers Saïd Hajji À Salé (Maroc)
الملخص:
المراجع
تحميل البحث كاملاً :
الرخصة
الحقوق الفكرية (c) 2026 Aziz EL MAATAOUI (المؤلف)

هذا العمل مرخص بموجب Creative Commons Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
يحتفظ المؤلفون بحقوق الملكية الفكرية الكاملة لمقالاتهم المنشورة في "المجلة المغربية لنشر الأبحاث العلمية"، ويمنحون المجلة حق النشر الأول لهذا العمل. تُنشر جميع المقالات بموجب رخصة المشاع الإبداعي: نسب المصنف – غير تجاري 4.0 دولي (CC BY-NC 4.0).
يُسمح للغير بقراءة المواد المنشورة ونسخها وتوزيعها وإعادة استخدامها وتكييفها لأغراض غير تجارية، شريطة الإحالة الكاملة إلى المؤلف والمجلة كمصدر أصلي للنشر، مع عدم السماح بأي استعمال تجاري للمحتوى دون إذن كتابي مسبق من إدارة المجلة.